Le Palais

 
 

De l’Hôtel du Gouverneur à une maison de l’État au service des citoyens
A l'emplacement de la préfecture était bâti, sous une disposition différente, le vieux gouvernement. C'était une grand construction en bois de style colonial en forme de fer à cheval.

Il fit place à un nouvel ensemble dont la construction commencée en 1925 sous l'administration du gouverneur RICHARD, s'acheva en 1928 sous l'administration du gouverneur GUERBINIS, par l'architecte Germain Olivier.

Le bâtiment principal, « le palais », s’inspire, selon la tradition, du petit Trianon de Versailles. D’une architecture d’inspiration classique, la façade est percée d’un rythme régulier de grandes ouvertures.

Jusqu’en 1692, Saint-Pierre occupait le rang de capitale administrative de la Martinique. Fort-Royal (qui sera rebaptisée Fort-de-France par la 2ème République en 1848) devient capitale sous le gouverneur Blénac. Déjà depuis 1669, plusieurs gouverneurs séjournent à Fort-Royal, au Fort-Saint-Louis.

Ce n’est qu’à partir du 18ème siècle qu’ils s’installent définitivement dans la nouvelle capitale, dans un édifice en bois de style colonial, à l’emplacement actuel de la préfecture. Deux siècles plus tard, le bâtiment se délabrant, le gouverneur RICHARD décide d’ériger un nouvel hôtel du gouvernement en béton armé (le premier en Martinique) en 1925.

Sous le gouverneur ORSELLI, l’édifice prit le nom de Préfecture en mars 1946. En effet, le 19 mars 1946, une page d’histoire s’écrit, la départementalisation des anciennes colonies des Antilles, de la Guyane et de la Réunion est votée. Ce n’est que le 23 août 1947 qu’a lieu la cérémonie d’installation de la préfecture. En 1948, un arrêté ministériel donne la propriété juridique des bâtiments au département. L’État en conserve cependant la jouissance à titre gracieux, il en assure l’entretien.

H aut lieu de la vie politique, sociale et administrative, l’hôtel du gouvernement, puis la préfecture, furent le théâtre d’événements marquants dans l’histoire de la Martinique, tels que l’accueil du sous-secrétaire d’État aux Colonies, Victor Schœlcher décrétant l’abolition de l’esclavage dans les colonies en 1848 ou l’installation du premier préfet suite à la loi de 1946 érigeant la Martinique en département et dont le rapporteur était Aimé Césaire, député de la Martinique.

Les façades et les toitures du « Palais » et des deux bâtiments administratifs (Paulo Rosine et Raphaël Petit) qui bordent l'allée d'honneur sont protégés au titre des monuments historiques depuis le 20 mars 1990. Depuis, plusieurs phases de rénovation ont eu lieu sur les bâtiments extérieurs (1995-1996 et 2012-2013).

Bâtiment Paulo Rosine

Bâtiment Raphaël Petit